Chaque semaine, des millions de personnes enfilent leurs crampons avec enthousiasme. Le football est le sport le plus pratiqué en France, toutes catégories confondues.
Amateurs du dimanche, jeunes en formation ou vétérans du club local : tous partagent la même passion.
Mais beaucoup partagent aussi une autre réalité, moins glorieuse : le mal de dos. Une douleur que l’on minimise, que l’on attribue à la fatigue ou à l’âge, et que l’on continue d’ignorer jusqu’au jour où elle s’impose vraiment.
Et si on en parlait enfin sérieusement ?
Pourquoi le football et le mal de dos font-ils si souvent équipe ?

Un sport qui sollicite le dos à chaque seconde
Le football est souvent perçu comme un sport des jambes. C’est une idée reçue. En réalité, chaque geste technique passe par le dos. Les accélérations brutales, les frappes puissantes, les tacles, les têtes, les changements de directions à grande vitesse… Tout ces mouvements génèrent des contraintes importantes sur la colonne vertébrale, en particulier sur la région lombaire (le bas du dos).
La colonne lombaire joue un rôle d’amortisseur central. Elle absorbe les forces venant du bas (les jambes, le bassin) et du haut (le tronc, les épaules). Sur un terrain de football, elle est sollicitée en permanence, souvent de façon asymétrique : un côté tire le ballon, l’autre compense.
Le tir : un ennemi méconnu du dos
Le geste de frappe est l’un des plus violents pour la colonne. Lors d’un tir puissant, le dos effectue une rotation et une extension rapide. Cette combinaison génère des forces de compression et de cisaillement importantes sur les disques intervertébraux.
Répété des centaines de fois à la prtique, sans préparation musculaire adaptée, ce geste peut progressivement fragiliser les structures rachidiennes.
La sédentarité entre les matchs : un facteur aggravant
Un footballeur amateur ne joue souvent qu’une à deux fois par semaine. Entre les séances d’exercice, il reste assis au bureau, en voiture, devant un écran. Cette alternance entre sédentarité et effort intense déstabilise les muscles profonds du dos. La posture se dégrade progressivement, et le corps arrive sur le terrain déjà fragilisé.
Des muscles insuffisamment entretenus tout au long de la semaine sont des muscles qui ne protègent plus correctement la colonne. Et des muscles qui ne protègent pas, c’est une colonne qui souffre.
Les chiffres clés : ce que la science dit sur le foot et le mal de dos
Les données médicales disponibles sur le sujet sont claires et préoccupantes.
Prévalence des blessures lombaires au foot :
- Le mal de dos représente entre 10 et 15 % des blessures recensées chez les footballeurs de tous niveaux.
- Chez les joueurs professionnels, les lombalgies chroniques concernent jusqu’à 35 % des effectifs selon certaines études de cohorte.
- Les hernies discales liées à la pratique du football touchent particulièrement les joueurs entre 20 et 40 ans, avec une prépondérance chez les milieux de terrain et les défenseurs exposés aux chocs.
Dans la population générale, 4 personnes sur 5 souffriront de lombalgie commune au cours de leur vie. Chez les sportifs pratiquant des sports avec rotations asymétriques, cette menace est significativement augmenté.
Chez les jeunes footballeurs en formation intensive, une surcharge d’entraînement précoce avant la maturation du système musculo-squelettique est identifiée comme facteur de risque majeur de blessure rachidienne.
Plus de 50 % de la population française a eu au moins un épisode lombalgie au cours des 12 derniers mois. Chez les sportifs réguliers pratiquant des sports à contraintes asymétriques, ce pourcentage grimpe encore.
=> Ces chiffres ne sont pas là pour faire peur. Ils sont là pour rappeler que le mal de dos chez le footballeur n’est pas une fatalité, mais un signal à prendre au sérieux.
Les conseils médicaux pour agir en prévention
1. Le renforcement musculaire du tronc : la base de tout
C’est la recommandation numéro un des kinésithérapeutes et des médecins du sport.
Les muscles stabilisateurs du rachis, transverse de l’abdomen, multifides lombaires, carré des lombes : jouent un rôle protecteur essentiel. Quand ils sont faibles ou mal coordonnés, c’est la colonne vertébrale elle-même qui subit les contraintes mécaniques à leur place.
Les études montrent que des programmes de renforcement ciblés sur ces muscles profonds réduisent significativement la prévalence des lombalgies chez les sportifs. La combinaison d’exercices de gainage, de renforcement des fessiers et de mobilisation rachidienne est plus efficace que le gainage seul.
Pour le footballeur, cela signifie concrètement : ajouter des séances courtes de renforcement musculaire ciblé entre les pratiques de football, pas seulement pendant.
2. L’échauffement : une étape que l’on bâcle trop souvent
Le terrain est prêt, le ballon roule, les coéquipiers arrivent. Et l’échauffement ? Cinq minutes de jogging en se racontant le weekend, et c’est parti.
Médicalement, ce n’est pas suffisant. Une préparation articulaire efficace pour protéger le dos doit inclure :
- Une mobilisation progressive de la colonne lombaire et thoracique
- Une activation des muscles stabilisateurs de la colonne
- Une mise en mouvement douce des articulations du bassin et des hanches
Des étirements dynamiques des ischio-jambiers et des fléchisseurs de hanche
Les fléchisseurs de hanche (psoas, iliaque) jouent un rôle direct sur la lordose lombaire. Lorsqu’ils sont raides, ce qui est fréquent chez les sédentaires, ils tirent vers l’avant le bas du dos, augmentant la courbure lombaire et les contraintes sur les disques intervertébraux.
Un activation de 10 à 15 minutes bien structuré peut réduire significativement le risque de blessure rachidienne. Une activité physique régulière et adaptée, même courte, fait toute la différence sur le long terme.
3. Gérer la charge d’entraînement intelligemment
L’un des facteurs de risque les plus documentés dans la littérature médicale sportive est la surcharge d’entraînement, c’est-à-dire l’augmentation trop rapide du volume ou de l’intensité sans laisser le corps s’adapter.
Pour le footballeur amateur, cela se traduit souvent par :
- Reprendre la compétition après une longue période d’arrêt (été, blessure) sans progressivité
- Enchaîner les matchs sur plusieurs jours en période intensive
- Jouer en douleur sans consulter
La règle des 10 % par semaine est recommandée en médecine du sport : ne jamais augmenter le volume totale de plus de 10 % par rapport à la semaine précédente.
4. La récupération active : ne plus sous-estimer le lendemain de match
Après un match intense, le corps a besoin de récupérer. Mais la récupération passive : rester allongé sur le canapé, n’est pas optimale pour le dos.
La récupération active (marche légère, mobilisation douce, étirements) favorise l’élimination des déchets métaboliques et maintient la tonicité musculaire. Elle réduit la raideur musculaire post-effort et prépare mieux le corps pour la prochaine sollicitation.
5. Quand faut-il consulter ? Les signaux d’alerte à ne pas ignorer
Certaines douleurs ne doivent jamais être banalisées. Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), consultez un médecin ou un kinésithérapeute si vous présentez :
- Une douleur lombaire persistant au-delà de 4 à 6 semaines
- Une douleur irradiant dans la jambe (type sciatique ou cruralgie)
- Des douleurs nocturnes vous réveillant
- Une perte de force dans les membres inférieurs
- Des troubles urinaires ou digestifs associés à la douleur de dos
Ces signes peuvent indiquer une pathologie nécessitant une prise en charge médicale spécialisée.

Comment Doado peut vous aider à lutter contre le mal de dos
Un bilan personnalisé qui prend en compte votre pratique sportive
Doado est la première application mobile développée exclusivement par des kinésithérapeutes et des médecins, conçue pour lutter contre le mal de dos et les troubles musculo-squelettiques (TMS) au quotidien.
Dès la première ouverture de l’application, vous réalisez un bilan complet basé sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Ce bilan prend en compte votre activité sportive, vos douleurs spécifiques, votre sommeil, votre alimentation et votre niveau de stress.
Parce que le dos ne souffre jamais pour une seule raison. Le stress, le manque de sommeil, une alimentation inflammatoire : tous ces facteurs influencent directement la santé rachidienne, et sont documentés comme tels dans la littérature médicale.
Plus de 1 000 vidéos d’exercices pour agir chaque jour
Doado vous donne accès à plus de 1 000 vidéos d’exercices conçus et présentés par des kinésithérapeutes et des médecins experts.
Pour un footballeur, cela signifie concrètement :
- Avant le match ou l’entraînement : activer les muscles stabilisateurs lombaires, mobiliser progressivement le rachis, préparer les fléchisseurs de hanche — en moins de 3 minutes.
- Après le match : des exercices de récupération active, d’étirements ciblés et de décompression rachidienne, médicalement validés.
- Entre les entraînements : construire un soutien musculaire profond progressivement, pour lutter contre le déconditionnement musculaire et préparer le corps aux contraintes de ce sport.
Chaque séance dure en moyenne 7 minutes. Elle peut être réalisée à la maison, au vestiaire, en déplacement, sur smartphone, tablette ou télévision.
Un programme spécialement conçu pour les footballeurs… avec les pros
C’est l’une des grandes forces de Doado : l’application dispose d’un programme dédié spécifiquement au football.
Ce programme n’a pas été conçu dans un bureau. Il a été élaboré avec et pour des joueurs de football professionnels de haut niveau, notamment des internationaux ayant traversé des opérations du dos. Des joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens, comme le PSG ou le FC Barcelone, ont utilisé ce protocole dans leur parcours de rééducation et de retour au sport.
Ces joueurs, suivis par nos kinésithérapeutes experts, ont contribué à affiner les exercices, les progressions et les protocoles de récupération. Ce qui a fonctionné pour eux est maintenant accessible à tous.
C’est la philosophie de Doado : que chaque footballeur, quel que soit son niveau, bénéficie des mêmes conseils que ceux donnés aux pros. Amateur du dimanche ou joueur en formation, vous accédez au même programme de référence que celui utilisé par les meilleurs.
Ce programme football intègre :
- Un échauffement spécifique adapté aux contraintes mécaniques du football (rotations, frappes, accélérations)
- Des exercices de renforcement musculaire ciblant les stabilisateurs du rachis et les muscles des membres inférieurs impliqués dans la protection du dos
- Des séquences de récupération active post-match, conçues pour limiter les courbatures et préserver les articulations
- Des protocoles progressifs pour les joueurs en reprise après une blessure ou une opération du dos
Un suivi motivant pour progresser semaine après semaine
Doado intègre un tableau de bord personnalisé pour suivre vos progrès. Chaque séance réalisée est comptabilisée. Vous cumulez des points, atteignez des objectifs de renforcement ou de souplesse, et pouvez planifier vos séances avec des rappels.
Parce que la régularité est la clé. Et la régularité est plus facile quand on peut mesurer ses progrès.
Vous gérez un club de football ou une entreprise avec des sportifs ?
Doado propose une solution de déploiement collectif pour les structures souhaitant agir en prévention des TMS auprès de leurs membres ou collaborateurs. Intervention d’un kinésithérapeute, session de sensibilisation, séances collectives et suivi trimestriel : tout est prévu pour ancrer la prévention dans les habitudes.
Agir en prévention dès la formation ou dès l’intégration dans un club, c’est investir dans la durabilité physique de vos joueurs ou de vos équipes.
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FAQ – Mal de dos et football
1. Le mal de dos est-il inévitable quand on joue au foot régulièrement ?
Non. Même si les footballeurs sont exposés à des contraintes mécaniques importantes sur la colonne, la douleur n’est pas une fatalité. Des programmes de renforcement musculaire ciblés, un échauffement adapté et une gestion intelligente du volume d’entraînement permettent de lutter activement contre le risque de lombalgie. La prévention est possible à tout niveau de pratique.
2. Peut-on continuer à jouer au foot quand on a mal au dos ?
Cela dépend de la nature et de l’intensité de la douleur. Une gêne légère et passagère n’interdit pas nécessairement la pratique, à condition d’adapter l’effort. En revanche, une douleur persistante, irradiante dans la jambe, nocturne ou accompagnée de perte de force doit conduire à une consultation médicale avant toute reprise. Jouer en douleur sans diagnostic augmente le risque de chronicisation.
3. Quels exercices faire pour protéger le dos d’un footballeur ?
Les kinésithérapeutes recommandent un travail combinant renforcement des muscles profonds du tronc (gainage fonctionnel, travail du transverse), renforcement des fessiers et des ischio-jambiers, mobilisation du rachis lombaire et thoracique, et étirements des fléchisseurs de hanche. La combinaison de ces exercices est plus efficace que le gainage seul selon la littérature médicale.
4.Le mal de dos au foot, c’est toujours musculaire ?
Non. Si la cause mécanique et musculaire est la plus fréquente (lombalgie commune), d’autres origines existent : hernie discale, spondylolyse, spondylolisthésis (fréquent chez les jeunes footballeurs pratiquant en hyperextension), arthrose lombaire, ou plus rarement une cause inflammatoire ou infectieuse. C’est pourquoi une douleur persistante mérite toujours une évaluation médicale.
5. Doado peut-il remplacer la kinésithérapie ?
Non. Doado est un outil de prévention et de renforcement musculaire quotidien, conçu pour lutter activement contre le mal de dos et les TMS. En cas de douleur aiguë, de blessure diagnostiquée ou de pathologie rachidienne avérée, une consultation chez un kinésithérapeute ou un médecin reste indispensable. Doado peut efficacement compléter un traitement médical en permettant de maintenir une activité thérapeutique validée entre les séances.
Source :
Haute Autorité de Santé (HAS) — Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune. Recommandations de bonne pratique. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3255902/fr/prise-en-charge-du-patient-presentant-une-lombalgie-commune
Ameli.fr — La lombalgie, un enjeu de santé publique. https://www.ameli.fr/medecin/sante-prevention/pathologies/lombalgies/enjeu-sante-publique
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